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Le confort dans l’habitat repensé
Les notions de confort, de qualité de vie et de bien-être dans le logement, ne cessent d’évoluer, portées par des améliorations notables : en 1992, la part de ménages privées du confort sanitaire n’est plus que de 6%. Dans ce contexte, les préoccupations énergétiques et de confort prennent de l’ampleur. Face à un parc évolutif et aux nouvelles attentes des ménages, se développe la volonté d’une connaissance plus fine et objectivée de l’habitat.
L’Anah change d’échelle d’intervention
Pour son 20e anniversaire, l’Anah élargit son domaine d’intervention à tout le parc locatif de plus de 15 ans et aux logements vacants. Par ailleurs, la notion de « confort » évolue, de l’installation des éléments de confort (sanitaire et chauffage) à un confort plus sophistiqué (qualité d’usage, technique et esthétique). Auparavant, dans le parc récent, seuls les travaux d’économie d’énergie étaient subventionnés. À partir de 1991, l’ensemble des travaux de confort sont éligibles aux aides.
L’Anah poursuit ses études sur le parc existant et crée, en 1992, le Club de l’Amélioration de l’Habitat, association issue de la volonté de plusieurs grands acteurs publics et privés du secteur du bâtiment/habitat : Anah, Ministère du Logement, Fédération Française du Bâtiment, Saint-Gobain, Lafarge… L’objet du Club est de pouvoir mesurer, comprendre et agir sur le marché de la rénovation de l’habitat
Le parc d’intervention de l’Agence s’élargit aux :
- 2 200 000 logements locatifs construits avant 1948 ;
- 1 500 000 logements locatifs construits entre 1948 et 1977 ;
- soit un total de 3 700 000 logements locatifs.
L’Anah poursuit ses études sur le parc existant et crée, en 1992, le Club de l’Amélioration de l’Habitat, association issue de la volonté de plusieurs grands acteurs publics et privés du secteur du bâtiment/habitat : Anah, Ministère du Logement, Fédération Française du Bâtiment, Saint-Gobain, Lafarge… L’objet du Club est de pouvoir mesurer, comprendre et agir sur le marché de la rénovation de l’habitat.
Eric Lagandré et Franck Boutté – La question énergétique dans les années 90
Éric Lagandré, Responsable du service observation, études et évaluation à l’Anah, et Franck Boutté, Directeur de l’Agence, Franck Boutté consultants.
Eric Lagandré et Franck Boutté se sont rencontrés à l’Anah où ils ont fait équipe dans les années 90. Ce sont déjà les questions de rénovations énergétiques qui les préoccupent.
Le thème des économies d’énergie est de plus en plus lié à la question de confort dans l’habitat privé. Aussi, l’Anah créé l’OPAH développement durable dont les objectifs visent à :
- limiter l’impact environnemental de l’habitat (maîtrise de l’énergie et promotion des énergies renouvelables) ;
- améliorer le logement d’un point de vue sanitaire (lutte contre l’insalubrité et le saturnisme, confort sonore) ;
- assurer la durabilité des logements notamment avec l’adaptation des logements pour les personnes âgées mais aussi en situation de handicap.
1999
La TVA pour les travaux de réhabilitation passe de 20,6 à 5,5 %.
La politique de la ville
Au début des années 1990 et dans une volonté de politiques plus globales et transversales, le quartier n’apparaît plus comme le seul échelon d’intervention pertinent. La politique des quartiers devient véritablement une politique de la ville qui s’institutionnalise. L’action publique en matière de logement et d’urbanisme s’inscrit dans un cadre plus large : la recherche de cohésion et de mixité sociale.
La loi d’orientation de la ville de 1991 établit le droit à la ville et pose les principes de la politique de la ville : lutter contre la ségrégation urbaine et favoriser l’égalité des chances. Elle comporte également un volet « habitat ancien » avec :
- le maintien de l’habitat à vocation sociale dans les centres-villes ;
- la continuité des politiques de réhabilitation ;
- une meilleure insertion des grands ensembles.
Mesures législatives clés
- La loi sur la solidarité financière de 1991 institue trois mécanismes de péréquation en faveur des communes pauvres supportant de lourdes charges liées aux dysfonctionnements urbains : la dotation de solidarité urbaine (DSU), le fonds de solidarité pour les communes d’Ile-de-France et la dotation particulière de solidarité urbaine.
- Le Pacte de relance pour la ville en 1996 instaure 68 nouvelles mesures dans le domaine de l’économie, de l’éducation, de l’accompagnement des mineurs délinquants et du logement. Le pacte crée par ailleurs de nouveaux zonages (Zones Urbaines Sensibles – ZUS, Zones de Redynamisation Urbaines – ZRU et Zones Franches Urbaines – ZFU).
Un registre d’intervention social et sanitaire
Avec la montée du chômage et de la précarité, les années 1990 remettent au cœur des préoccupations le logement des personnes défavorisées : la dimension sociale est accentuée. La loi Besson, dite loi du droit au logement, marque un tournant et institue ce nouveau registre de politique publique, tourné vers les personnes en difficulté.
La circulaire du 27 août 1992 renforce la dimension sociale des OPAH avec trois nécessités :
- Des réflexions d’ensemble sur le quartier ;
- L’association des habitants aux décisions qui concernent l’évolution et la transformation de leurs conditions de vie ;
- Le renforcement du caractère social dans une démarche d’intervention globale.
Les copropriétés dégradées deviennent un sujet de préoccupation pour l’Agence : à partir de 1992, les aides peuvent couvrir les travaux des parties communes. En 1994, l’Anah crée l’OPAH copropriété afin de prévenir et traiter la déqualification des copropriétés fragiles. En 1996, le Plan de Sauvegarde complète les outils à destination des collectivités pour accompagner les copropriétés.
Télécharger les Cahiers de l'Anah, N° 64, Mars 1993
À partir de novembre 1993
Les associations agréées pour le logement des personnes défavorisées peuvent bénéficier de subventions pour la remise en état de logements vacants.
Des poches d’habitat insalubre perdurent : en 1999, les Entretiens de l’amélioration de l’habitat se penchent sur les problèmes sanitaires du logement notamment dans le cadre de la lutte contre le saturnisme et la lutte contre l’insalubrité en général.
Depuis 1998, l’Agence accentue ses efforts dans la lutte contre les poches d’habitat insalubre.
À partir de novembre 1993, les associations agréées pour le logement des personnes défavorisées peuvent bénéficier de subventions pour la remise en état de logements vacants.
Des poches d’habitat insalubre perdurent : en 1999, les Entretiens de l’amélioration de l’habitat se penchent sur les problèmes sanitaires du logement notamment dans le cadre de la lutte contre le saturnisme et la lutte contre l’insalubrité en général.
Depuis 1998, l’Agence accentue ses efforts dans la lutte contre les poches d’habitat insalubre.
Le parc privé mobilisé
La relation entre droit à l’habitat et rapports locatifs s’établit rapidement : le nouveau registre social des politiques de l’habitat doit aussi pouvoir s’appuyer sur le parc locatif privé, pour atteindre les objectifs ambitieux de mixité, de cohésion sociale et d’aide aux plus démunis, tout en limitant la vacance des logements.
L’Anah est mobilisée pour la remise sur le marché des logements vacants. À partir de 1992, les logements vacants et récemment acquis sont éligibles aux aides de l’Agence. En 1993, la transformation de locaux commerciaux, bureaux et hôtels en logements sont subventionnables. En 1998, l’Anah met en place des primes à destination des propriétaires remettant sur le marché de biens locatifs dans les villes où est mise en place la taxe sur les logements vacants.