Partager la page
« Nous souhaitions un environnement plus vert pour nos enfants, tout en restant proches de Grenoble », se souviennent les propriétaires. Après des années en appartement, la famille franchit le pas en achetant une maison à Poisat, dans un lotissement paisible, bordé par la forêt, à dix minutes en vélo du centre-ville. Le cadre est idéal : un jardin, la nature à deux pas… mais le pavillon accuse le poids des ans.
Construit à la fin des années 1970, la maison de 130 m² n’offre ni le confort, ni la lumière dont la famille rêve. Elle s’intègre dans un lotissement typique des constructions post-choc pétrolier : un ensemble de 150 maisons standardisées, dont le bâti montre aujourd’hui ses limites. « L’isolation est presque inexistante, les pièces manquent de clarté et l’agencement d’origine est un héritage d’une autre époque ! La maison ne répond clairement pas aux besoins d’une vie familiale moderne » explique Nicolas Bibus, gérant d’Anaka, l’entreprise qui va les accompagner. Les nouveaux propriétaires n’en doutent pas : cette maison doit être entièrement repensée avant d’être habitée.
Un projet accompagné et maîtrisé
Le défi s’annonce de taille et la famille préfère sécuriser l’aventure en s’appuyant sur un accompagnement global. Elle fait donc appel à l’entreprise Anaka, spécialisée dans la rénovation clé en main. « Leur principale crainte était d’ordre budgétaire, ils voulaient s’assurer que leur investissement soit pleinement maîtrisé en nous confiant l’opération, » précise Nicolas Bibus.
La démarche démarre lors d’un atelier de co-construction. « Ce moment est essentiel, note Nicolas Bibus. Il permet à la famille de s’impliquer activement dans la conception et de s’approprier le projet. Ensemble, nous avons mis à plat les plans de la maison pour comprendre leurs inspirations et imaginer l’aménagement de chaque pièce, jusqu’aux chambres des enfants. » Un atelier suffira pour affiner les priorités, lever les doutes et faire émerger un projet sur-mesure.
La transparence budgétaire guide l’avancement du projet : un premier chiffrage est établi, puis régulièrement ajusté selon les choix de la famille. « Les budgets de départ sont souvent sous-estimés et augmentent en phase de conception, lorsque l’on précise les besoins des clients et que leur budget réel se révèle ! » confie Nicolas Bibus. L’enveloppe initiale de 90 000 euros sera portée à 160 000 euros pour répondre à toutes les ambitions, avec une part « aléas » pour couvrir d’éventuelles surprises.
La métamorphose s’opère
Février 2025, le budget est ficelé, les travaux peuvent commencer. Tout est repensé : volumes, circulations, agencement. Le séjour gagne en hauteur et en luminosité grâce à l’ouverture d’un plafond cathédrale et la pose de velux. « Nous avons réussi à convaincre les propriétaires d’ajouter ces vélux pour apporter de la lumière zénithale. Un investissement initialement jugé trop couteux, mais qui fait toute la différence, » souligne Nicolas Bibus.La rénovation réserve aussi son lot de surprises, comme la découverte d’appuis de fenêtres mal montés, vestiges d’une construction d’origine peu soignée. Les travaux de maçonnerie supplémentaires sont pris en charge grâce à la part « aléas » du budget. « C’est notre rôle d’aider les clients à faire les meilleurs choix et de sécuriser le projet tout au long du processus, » ajoute Nicolas Bibus.
Une attention particulière est portée à la performance thermique. Suivi par un Accompagnateur Rénov’ pour la rénovation énergétique, le ménage bénéficie des aides MaPrimeRénov’. Isolation des murs et des plafonds, remplacement des fenêtres, installation d’une pompe à chaleur et d’une VMC : les travaux permettent à la maison de passer d’une étiquette énergétique F à B. Soucieux de l’impact environnemental, les propriétaires choisissent des matériaux biosourcés comme la laine de bois, leur ouvrant droit à une aide locale supplémentaire.
Un modèle duplicable
En un temps record – à peine trois mois et demi – le pavillon devient un foyer lumineux, confortable et économe en énergie. La famille y emménage à la fin du printemps. « Nous n’avons pas souffert de la canicule de juin : grâce à l’isolation performante, la maison reste fraîche ! » se réjouissent-ils.
« Ce projet démontre qu’une rénovation bien maîtrisée, tant sur le calendrier que sur le budget, peut véritablement changer la vie de ses occupants et redonner de la valeur à ces maisons familiales trop souvent délaissées », estime Nicolas Bibus. Parfaitement duplicable à l’échelle du lotissement, cette rénovation peut inspirer des interventions sur des maisons construites à la même époque.