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Le plan d’électrification du gouvernement, présenté le 23 avril dernier, vise à réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles. L’objectif est de passer d’environ 60 % d’énergies fossiles aujourd’hui en consommation finale d'énergie à 40 % en 2030, puis moins de 30 % en 2035. L’électrification des usages constitue un levier majeur, notamment dans les secteurs les plus concernés : transports, bâtiment, industrie et artisanat.
Pour le secteur du bâtiment, la rénovation de l’habitat et notamment celle du parc privé joue un rôle clé grâce à la décarbonation des équipements (chauffage et eau chaude sanitaire).
Dans ce contexte, les dispositifs d’aides et en particulier MaPrimeRénov’ et les CEE, permettent d’apporter le soutien financier et l’accompagnement indispensable aux ménages propriétaires, et notamment les plus modestes, pour la réalisation de projets de rénovation performants, conciliant transition énergétique, baisse des factures énergétiques, lutte contre la précarité énergétique et accès à des logements dignes et durables.
Rénovation d’ampleur : ce qui change
À partir du 1er septembre 2026, pour bénéficier de l’aide MaPrimeRénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, tout nouveau dossier déposé pour une maison individuelle devra comprendre une décarbonation des systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Il ne sera donc plus possible pour un ménage de bénéficier d’une aide à la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans le cas du maintien ou du renouvellement d’une chaudière alimentée au gaz au même titre que le fioul. Les maisons individuelles dont le système de chauffage est déjà décarboné resteront éligibles aux conditions actuelles.
Une offre « clé en main » de pompes à chaleur
Aujourd’hui, MaPrimeRénov’ finance l’installation de pompes à chaleur (PAC) à travers une aide forfaitaire dans le cadre d’une rénovation par geste, complétée par des CEE. Pour faciliter le passage à l’acte des ménages, l’État souhaite faire émerger une offre commerciale sécurisée pour l’installation de PAC, qui intégrera l’achat, l’installation et la maintenance de la PAC ainsi qu’éventuellement la fourniture d’électricité, et qui sera payée sous forme de mensualités sur une durée de l’ordre de 3 ans, en complément des aides existantes qui resteront inchangées (MaPrimeRénov’ et CEE). L’objectif est que le coût mensuel soit plus faible que les factures d’énergie précédentes afin de lisser le coût d’investissement. L’offre devra s’adresse à tous les ménages modestes disposant d’un chauffage carboné et souhaitant le remplacer.